THEME : « Reconnaître le piège tissé par Satan, l’éviter, se sauver à temps »
TEXTE : 1 Pierre 5.8, 9
AUTEUR : Past Benjamin YANOGO
Email : byanogo@ecado.org
Lieu & Date : ECADO – Eglise Centrale, AD, Ouagadougou, BF


Objectifs :
       -Que le chrétien sache que le diable cherche chaque jour à le retirer d’entre les mains du Seigneur
       -Que le chrétien qui découvre qu’il est pris au piège appelle Dieu au secours et décide d’en sortir

INTRODUCTION
Le chrétien vit dans le monde, attendant le retour de son Seigneur qui est allé lui préparer une place. Satan connait le bonheur qui nous attend et ne veut pas qu’une simple créature tirée de la poussière entre dans la félicité de laquelle il a été chassé depuis sa rébellion. Plus encore, il ne veut pas voir ceux qui le suivaient depuis le jardin d’Eden rachetés par le Christ. Il utilise donc tous moyens possible pour piéger les enfants de Dieu afin qu’ils n’entrent pas dans le ciel de gloire, comme les Israelites qui ont quitté l’Egypte par la grâce de Dieu et n’ont pas pu entrer en Canaan à cause de leur rébellion.
Comment reconnaître ses pièges et les éviter ?
Si l’on est pris au piège, comment en sortir avant qu’il ne soit trop tard ?

I – COMPRENDRE QUE SATAN CHERCHE A EXPLOITER LES SITUATIONS DE FAIBLESSE ET DE PECHE

A – ISRAËL ET SON PENCHANT VERS L’ IDOLÂTRIE (Exode 20 ; Deutéronome 34.6 ; Jude 9)

Quelques mois après la sortie d’Egypte, Israël avait manifesté un faible pour l’idolâtrie telle que pratiquée par les Egyptiens. Le peuple fit un veau d’or pour suppléer à l’absence de Moïse leur médiateur devant Dieu. Environ 38 ans plus tard, Israël tomba encore dans l’idolâtrie lorsque les filles Moabites descendirent vers eux dans les plaines de Moab. Le peuple se laissa aller et Dieu le frappa : 24000 personnes moururent. Quelques temps après, comme Dieu avait interdit à Moïse l’entrée dans le pays de Canaan parce qu’il avait frappé le rocher au lieu de parler simplement pour que l’eau jaillisse (Nombres 20.23ss ; Deutéronome 32.48-52), il le fit monter sur le mont Nébo, un sommet des montagnes d’Abarim, au pays de Moab, et c’est là que Moïse mourut. Dieu l’enterra lui-même en sorte que le peuple ne vit pas le corps de celui qui les avait guidés pendant 40 années, d’Egypte aux frontières de Canaan (Deutéronome 34.5-8).

Pourquoi Dieu l’enterra-t-il lui-même ? Jude nous dit que Satan a réclamé le corps de Moïse (cf. Jude 9), comme pour dire qu’à cause de sa désobéissance face au rocher, Dieu ne doit pas le garder avec Lui, mais Dieu ne pouvait livrer le corps de son serviteur parce qu’il a désobéit une fois. Punir ne signifie pas rejeter.

Mais quelle pouvait être la raison que cachait Satan lorsqu’il réclama avec force ce corps ? Le diable voulait probablement exploiter la faiblesse d’Israël, faiblesse dont les racines sont en Egypte. Il l’aurait utilisé pour inciter Israël à élever Moïse comme dieu, tout comme les Egyptiens font à l’égard de Pharaon. Plusieurs commentateurs pensent en effet que la raison de l’ensevelissement secret résidait dans le fait que si le peuple savait où se trouve le corps de Moïse, il aurait servi à des fins idolâtres et sa tombe pourrait devenir un site de pèlerinage. Israël sortait d’Egypte où le pharaon était l’intermédiaire entre les dieux et le peuple. Il représentait les dieux aux yeux du peuple. Les Egyptiens momifiaient donc le corps des pharaons pour les conserver car pour eux, le corps est la demeure de l’âme et la vie après la mort est très semblable à l’existence terrestre.

Le penchant idolâtre d’Israël pouvait amener le peuple à raisonner et agir comme les égyptiens. Ce que le peuple avait tendance à accepter (cf. veau d’or), voilà ce que Satan a dû planifier afin de faire de Moïse un sujet de dépravation spirituelle.

Le chrétien doit veiller à ne garder ni ressusciter son affection pour les choses, les pratiques, les types de raisonnements et les personnes qu’il a été tenu d’abandonner lorsqu’il a accepté Christ. Autrement Satan pourrait s’en servir pour le ramener en arrière, afin de lui fermer la porte du ciel.

A l’heure où plusieurs sont en quête de lieu et possibilités de pèlerinages, le chrétien qui visite Israël doit faire faire attention pour que ses visites ne prennent pas une autre dimension que celle normale. Y aller est instructif, mais y prier n’est pas plus efficace que prier dans sa chambre. Evitons ces pièges idolâtriques.

B – JUDAS ISCARIOT ET SA TENDANCE A DÉTOURNER L’ARGENT DU GROUPE (Luc 22.1-6 ; Jean 12.6)

L’apôtre Jean nous dévoile un péché qui était dans la vie de Judas Iscariot et qui justifie bien son choix de trahir Jésus, son maître.
En effet, lorsque Marie, sœur de Lazare prit un parfum de grande valeur qu’elle déversa sur les pieds de Jésus pour les oindre, Judas Iscariot dit : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cent deniers, pour les donner aux pauvres ? » (Jean 12.5) Mais Jean nous informe qu’en fait, « il disait cela, non qu’il se mettait en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait. » (12.6)

Ainsi, nous nous rendons compte que le sang-froid que cet homme a eu pour trahir Jésus a un fond plus affreux que ce que nous avons tendance à avancer. Judas n’a pas été créé pour le but de trahir son maître, bien que quelqu’un de proche doive nécessairement le trahir selon le psalmiste (Psaumes 41.10). Même si Dieu peut en toute souveraineté créer une personne pour un rôle négatif, sa miséricorde, sa bonté et sa sainteté ne nous permettent pas de l’imaginer ainsi.

Illustration
Paul dit de Pharaon, d’après Dieu : « Je t’ai suscité à dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre » (Romains 9.17). Pharaon est-il né pour jouer forcément le rôle d’adversaire de Dieu ? On peut le penser. Mais il ne faudrait pas oublier que Pharaon s’appuyait sur ses dieux, sa souveraineté de monarque et son orgueil pour s’opposer à Moïse. Il s’était révélé méchant et cruel, déterminé  à exterminer les Hébreux par les travaux forcés. Dieu aurait pu le faire mourir pour cela. Mais ce passage de Romains 9 semble donner l’idée que Dieu l’a maintenu en vie, dans le but de lui montrer la futilité de ses dieux et, par ce biais, montrer sa puissance et sa gloire sur la terre. Par ce plan, Dieu montrait dans tous les siècles que Satan ne sera jamais vainqueur.

Il me parait donc logique de dire que Judas Iscariot n’a pas été créé pour trahir, mais sa faiblesse et le péché qu’il n’a ni avoué ni soumis à Jésus l’ont conduit à commettre l’impensable : trahir celui que l’ensemble du groupe reconnaissait comme étant l’envoyé de Dieu, le Messie.
Tout serait donc parti du fait que bien qu’il se sache en présence de Jésus, bien que chaque jour il voit Jésus dévoiler des pensées et des choses cachées chez les Juifs (Matthieu 12.25-26 ; 21.2 ; Luc 5.22), il est resté endurci et cupide, détournant sans cesse l’argent du groupe. Cette tendance à détourner sans craindre Jésus, détourner tout en sachant que l’on ne peut rien cacher au maître, cette tendance était signe de sa soumission à Mammon, le dieu des richesses qui l’a si bien enchainé, l’amenant à trahir celui que l’on ne peut trahir impunément. Et comme Satan sait si bien tromper ses victimes, ce n’est qu’après le mal que leurs yeux s’ouvrent. Il se rendit compte qu’il avait commis un péché impardonnable (Matthieu 26.24). La solution pour lui fut le suicide (Matthieu 27.5).

Dans un monde où l’argent est la plaque tournante, constituant la motivation principale des Hommes ; dans un christianisme où l’on a tendance à tout baser sur la richesse et les possessions matérielles le chrétien doit veiller à ce que l’argent ne le fasse pas trahir sa conscience chrétienne, sa famille, ses amis, son service, ses ouvriers, son église, son Dieu. « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Matthieu 6.21) ; et « l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments » (1Timothée 6.10)

Le chrétien peut travailler pour avoir des possessions financières et matérielles, mais il doit le faire avec honnêteté et justice devant Dieu et les hommes ; il doit toujours avoir un cœur qui craint vraiment Dieu. Alors, Satan ne pourra pas utiliser les biens matériels et financiers pour l’amener à trahir sa foi et lui fermer l’entrée dans le ciel de gloire.

II – COMPRENDRE QUE L’OPTION DE SUIVRE CHRIST PLACE LE CHRÉTIEN SOUS ADVERSITÉ
A- Le chrétien doit être conscient de l’adversité
Sans vouloir faire l’éloge de la souffrance, il est biblique d’avancer que si vous ne rencontrez pas parfois des épreuves à cause de votre état de chrétien, vous devez vous demander si vous êtes vraiment en Christ ou si vous êtes plutôt entre les mains de Satan. Paul écrit en effet : « tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés » (2Timothée 3.12). À sa suite, Pierre écrit : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. » (1Pierre 5.8-9)

Les vérités qui se dégagent de ces deux versets sont les suivantes :

  1. Tous ceux qui vivent en Jésus rencontreront ici où là des épreuves à cause de leur foi ;
  2. Satan est l’adversaire des chrétiens parce qu’il est l’adversaire de Jésus ;
  3. Satan rode autour de chaque chrétien, tout comme un lion ou une hyène autour d’un troupeau. Il rode pour détruire le chrétien par le moyen de la séduction ;
  4. Le puissant rugissement de Satan a pour but d’effrayer et de faire tomber le chrétien si celui-ci reste dans sa zone d’attaque au lieu de s’abriter dans le Seigneur ;
  5. Vous n’êtes pas le seul chrétien qui rencontre le type d’épreuve ou de tentation qui vous fait tant souffrir. Tous les chrétiens, de l’Afrique au reste du monde, de l’Est à l’Ouest, du pôle Nord au pôle Sud, rencontrent des problèmes similaires ou des épreuves plus graves encore ;
  6. Partout, la solution est unique : résister au diable avec une foi ferme, une foi agissante qui place Dieu à la première place quel qu’en soit le prix. Cela peut amener le chrétien à se servir de versets de la Bible pour rejeter les traits enflammés de Satan, ou à fuir comme Joseph devant la femme de Potiphar, afin de quitter la zone des tentations.

B – LE CHRÉTIEN DOIT ETRE CONSCIENT DE L’ ADVERSITÉ
Dans Proverbes 7.6-23, le roi Salomon nous avertit de la manière dont le diable piège les gens, particulièrement les enfants de Dieu qui prennent trop de libertés dans leur conduite.
D’abord, nous devons comprendre que lorsque l’on parle des séductions de Satan, cela concerne tous les types de mensonges qui nous environnent. Il séduit le chrétien en se montrant sous un jour merveilleux et attractif, mais faux bien entendu, sachant que la vérité apparaitra plus tard, au moment où le mal est commis, où le remords remplace le plaisir.

Dans le texte de Salomon, il est question d’une prostituée qui par un pouvoir de séduction attire un jeune naïf dans sa perversité. Dans l’Ancien Testament, la notion de prostituée a très souvent un sens figuré. Elle représente alors les nations étrangères auxquelles Israël se lie pour s’attacher à leurs dieux et pratiquer l’idolâtrie (2Rois 17.7-23). Dans la nouvelle alliance, ce sens est maintenu mais touche pratiquement les différentes formes de compromissions dans lesquelles le chrétien se laisse entrainer. Si certaines pratiques sont des péchés évidents, d’autres sont apparemment sans conséquences spirituelles. Ce n’est qu’après analyse que l’on découvre le subterfuge.

  • Exemples de péchés évidents pour tous: l’adultère et la fornication ; les détournements de fonds et le vol ; le mensonge et les calomnies ; l’idolâtrie ; le fait d’idolâtrer un homme perçu comme représentant de Dieu ; etc.
  • Exemples de situations qui n’ont pas une apparence de péché mais qui cependant induisent le péché: la fréquentation des maquis et des boites de nuit ; le fait de tourner dans les zones de prostituées ou autour des scènes de nudité ; la foi placée dans les fausses doctrines et les promesses que donnent leurs docteurs ; la recherche du pouvoir absolu et de la domination des autres ; les compromis religieux pour être correct aux yeux des hommes (funérailles, fêtes païennes, coutumes discutables au regard de l’éthique biblique, etc.) ; l’engagement en politique sans recherche de la volonté de Dieu ; l’engagement dans un emploi alléchant sans recherche de la volonté de Dieu ; etc.

Considérons le conseil de Salomon dans Proverbes 7.6-23

1 – Acte 1 (vv.6-8)

(6) Un jour, je regardais à travers le treillis (persiennes) de ma fenêtre, (7) et je vis, parmi les stupides, j’observai, parmi les jeunes, un jeune homme dépourvu de sens. (8) Il passait dans la rue près du coin où se tenait l’une de ces femmes, se dirigeant vers sa maison. SEM

Le Seigneur et ses saints voient avec stupéfaction des enfants de Dieu qui s’engagent naïvement dans des voies où se trouve le séducteur, le lion rugissant. Ils se mettent à marcher là où le Seigneur ne les a pas envoyé, poussés par leur propres désirs –sexualité, richesse, pouvoir, domination, belles paroles, promesses, connaissance de l’avenir, etc. Les désirs sont humains, naturels, mais c’est ce que l’on en fait qui peut constituer un problème avec Dieu. Ils doivent être dominés. Dans ce témoignage, ils n’ont pas été dominés, soumis à la foi en Dieu.

2 – Acte 2 (v.9)

(9) C’était au crépuscule, le jour baissait, et l’obscurité de la nuit commençait à se répandre. SEM

Le séducteur exploite les temps obscurs, les temps où l’on est fatigué, où l’on n’est pas sur ses gardes, où l’on ne voit pas bien, où l’on distingue mal les vrais couleurs, les temps où l’on ne peut bien discerner, les temps propices à l’apostasie. Profitant de la maladie de certains, Satan a promis la guérison par des pratiques mystiques. De ceux qui les ont acceptés, plusieurs sont décédés sans Christ.

3 – Acte 3 (v.10)

(10) Or, voici que cette femme vint à sa rencontre, habillée comme une prostituée et l’esprit plein de ruse. SEM

Le séducteur est toujours beau, attractif. Il ne se présente jamais avec ses cornes. Il ferait fuir. Il se présente avec éclat, avec une grande subtilité pour tromper, détruire. Il porte l’image que l’on souhaite voir lorsque l’on rode dans son sillage. Mais sa proposition est toujours pleine de ruse : la ruse, c’est son outil de séduction. Paul écrit à propos des personnes de ce genre : « (13) Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. (14) Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. (15) Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres. » (2Corinthiens 11.13-15)

4 – Acte 4 (vv.11, 12)

(11) Elle était bruyante et sans retenue, et ses pieds ne demeuraient point dans sa maison ; (12) Tantôt dans les rues, tantôt dans les places, elle épiait à chaque coin. NEG

Le séducteur ne connait ni la honte ni des limites. Il séduit parce qu’il poursuit un objectif –financier, matériel, sensuel, sociopolitique, etc.- Il cherche partout tous les moyens pour maximiser ses acquis. Il s’adapte à tous les milieux, à toutes les situations pour gagner le plus grand nombre. Il ne se limite jamais donc à une seule proie. Il épie toujours, cherchant les faiblesses qu’il peut exploiter. C’est ainsi que procèdent ceux qui veulent vous rattacher à leur personne ou à leur cause égoïste.

5 – Acte 5 (vv.13-14)

(13) Elle attrapa le jeune homme, l’embrassa et, le regardant droit dans les yeux, elle lui dit : (14) J’avais à faire un sacrifice de reconnaissance (actions de grâces NEG), je viens, aujourd’hui même, de m’acquitter de mes vœux. SEM

La femme a fait comprendre au jeune homme qu’elle organisait une fête d’action de grâce et que beaucoup de joie et de plaisirs étaient préparés pour lui. Lorsque le séducteur, le diable, voit quelqu’un roder dans son sillage, lorsqu’il voit que quelqu’un aime ses propositions, ses séductions, il se saisi de lui et lui ment pour l’amadouer. Il embrasse sa proie, le corrompt par des biens et propos divers pour lui donner l’impression de l’aimer vraiment. Il a l’air très sérieux, comme un bon religieux, mais tout est hypocrisie.

C’est ici la force de ceux qui propagent des fausses doctrines, des promesses, de belles paroles sous la forme de prophéties ; ils parlent bien et promettent toutes sortes de bénédictions. Mais hélas !

6 – Acte 6 (vv.15-18)

(15) Voilà pourquoi je suis sortie à ta rencontre, je cherchais à te voir, et je t’ai trouvé. (16) J’ai garni mon lit de couvertures et d’étoffe brodée en fils d’Egypte. (17) J’ai parfumé mon lit de myrrhe, d’aloès et de cinnamome. (18) Viens, enivrons-nous de délices (volupté) jusqu’au matin, réjouissons-nous dans les plaisirs (livrons-nous aux plaisirs).

Le séducteur vous fait croire que c’est vous qu’il attendait et que c’est vous seul qu’il a choisi. C’est ce que fait la prostituée lorsqu’elle veut dépouiller une personne. C’est aussi ce que l’on trouve très souvent en politique. Cependant il dira la même chose à chacune de ses victimes. Il propose la volupté, des moments de plaisirs, des moments inoubliables. Effectivement son parfum, ses petits gestes –enveloppes- sont beaux et présagent des temps agréables. Mais jusqu’à quand ?

 7 – Acte 7 (vv.19-20)

(19) Car mon mari n’est pas à la maison; il est allé bien loin en voyage; (20) Il a pris avec lui un sac d’argent; il ne retournera en sa maison qu’à la nouvelle lune.

Le séducteur, le trompeur, donne toutes les assurances utiles pour maintenir enchainée sa proie : ton engagement ne fera pas l’objet d’un compte à rendre, personne ne te dérangera si tu es à moi. Tout est à toi. Sens-toi libre car il n’y a pas de danger. Celui qui pouvait nous gêner est parti au loin et il ne reviendra qu’à la nouvelle lune. Je sais donc la période à laquelle il viendra : dans le début ou la pleine lune. Nous avons donc au moins deux semaines pour nous. Notre sécurité est garantie.

Il faut remarquer ici le fait que l’AT oriente toujours vers le Christ. Le caractère lointain de la rentrée du mari a une dimension eschatologique ; il est en lien avec la question du retour de Jésus-Christ sur la terre. En effet, Jésus est parti et a attiré plusieurs à lui, nous faisant asseoir spirituellement avec Lui dans la gloire (Ephésiens 2.6 ; 4.8). Il prépare nos maisons et il reviendra. Et comme il a donné les signes de son retour, tout comme ici la femme sait que son mari reviendra à la nouvelle lune, sans savoir cependant si ce sera au début –dans deux semaines- ou en plein milieu, l’Eglise ne sait pas précisément quand est-ce-que son Jésus va revenir.

Certaines personnes prétendent qu’Il ne reviendra pas maintenant car, selon leurs analyses, il y a des signes qui ne sont pas encore accomplis. Tout comme la nouvelle lune est précédée par deux semaines d’attente dans l’obscurité, ces individus prétendent que les prédictions se rapportant au retour de Christ sont loin d’être réalisés. On peut donc s’offrir encore quelques plaisirs, dans l’attente de leur réalisation. Ceci est également un piège.

8 – Acte 8 (vv.21-23)

(21) Elle le fléchit par son savoir-faire, elle l’entraîna par ses lèvres (doucereuses) enjôleuses. (22) Soudain il se mit à la suivre, comme le bœuf qui va à l’abattoir, comme un imbécile (fou) qu’on lie pour le corriger, (23) jusqu’à ce qu’une flèche lui transperce le foie, comme l’oiseau qui se précipite dans le filet, sans savoir que c’est au prix de sa vie.

Il est généralement tard, même trop tard lorsque l’on se rend compte de la duperie. Parmi les réveils dramatiques où parfois il n’y a plus de solution on a, entre autres, les cas où l’on a perdu : ses biens matériels et financiers – son emploi – sa virginité, sa pureté sexuelle – son foyer – la possibilité de rejoindre sa famille, son groupe, son église – la liberté parce que l’on est en prison – l’équilibre mental – la foi en Dieu– etc. Malheureusement, d’autres ne se sont plus réveillés car ils sont morts.
CONCLUSION

Que faire ?
Le chrétien doit savoir où il peut se tenir dans ce monde et comment le faire. La Parole de Dieu nous dit ce que nous pouvons faire ou ne pas faire. Le chrétien doit donc s’en servir pour analyser chaque situation. Par le Saint-Esprit nous pouvons faire la part des choses lorsque nous voulons prendre une décision pour notre vie. Toutes les fois où nous voulons nous engager avec quelqu’un ou dans quelque chose, si nous prenons le temps de consulter Christ, il pourra nous éclairer, nous guider, nous avertir des pièges de Satan et nous en éloigner. Si donc nous prenons régulièrement un peu de temps pour le rencontrer personnellement -par la Parole et la prière- le Saint-Esprit nous conduira sur un socle sûr.

Soumettons donc nos faiblesses, nos tendances hasardeuses au Seigneur. Même si celles-ci nous hantent au point que nous nous croyons condamnés, disons-lui toute la difficulté que nous éprouvons pour nous tenir droit. Décidons devant lui de marcher par son Esprit. Permettons-lui de gérer notre vie. Alors, Il viendra et agira parce que nous lui avons donné le droit de nous transformer et nous garder des pièges ennemis.

Mais, si au lieu de lui confesser nos faiblesses et nos désirs nous choisissons de faire ce qui nous plait, nous tomberons dans les pièges de Satan et notre réveil sera douloureux.

L’avertissement et le conseil du sage sont clairs (vv.24-27)
(24) Et maintenant, mes fils, écoutez-moi, Et soyez attentifs aux paroles de ma bouche. (25) Que ton cœur ne se détourne pas vers les voies d’une telle femme, Ne t’égare pas dans ses sentiers. (26) Car elle a fait tomber beaucoup de victimes, Et ils sont nombreux, tous ceux qu’elle a tués [PDV : Pourtant tous ceux qu’elle a tués étaient forts _ BDS : ceux qu’elle a fait périr comptent parmi les plus robustes]. (27) Sa maison, c’est le chemin du séjour des morts ; Il descend vers les demeures de la mort.

Donnons donc à Christ le droit de nous garder en nous donnant ce qui est utile et en nous privant de ce qui ne fera pas notre bien. Car Il se tient à la fenêtre de Sa maison (Eglise), et Il regarde à travers les persiennes’ la manière dont nous nous conduisons sur la terre. Il vient bientôt, à l’heure où nous n’y pensons pas, et Sa rétribution est avec Lui pour rendre à chacun selon ses œuvres (Apocalypse 22.12).

Pasteur Benjamin YANOGO